Avantages de rouler au GPL

De nos jours les pannes en série, planifiés ou non de certains grands constructeurs automobiles montrent à suffisance le risque zéro n’existe. A titre d’exemple, l’affaire dite Volkswagen a démontré pour ceux qui étaient sceptiques, les risquent qu’encourent l’environnement en se référant au diesel.

La promotion des carburants de types nouveau et soucieux de la planète et de sa préservation a donc intéressé au plus haut niveau. Le Gaz de pétrole liquéfié GPL, est l’une des options les plus sérieuses comme carburant propre, mais encore faut-il que la majorité des français aient confiance et s’y engagent, d’où l’importance de cette étude indépendante, a l’initiative du CFBP, le Comité Français du Butane et du Propane.

Rouler au GPL, quelles certitudes ?

L’arrivée en France du Gaz de pétrole Liquéfié GPL remonte en 1980 et force est de convenir que depuis cette date, les chiffrent montrent clairement des rapports plutôt tumultueux avec les français. Des ventes record parfois puis rien la fois d’après, le GPL souffre beaucoup des fluctuations du prix du baril de brut. Ainsi, c’est une option périodique et non pérenne pour la plupart des français et les chiffres l’attestent.

Avec environ 90 000 voitures vendus en 2010, le GPL a enregistré des chiffres records et suscité admiration mais cinq ans plus tard, force est de constate qu’avec à peine 150 ventes en première monte, il est bien passé à l’oubli dans la mémoire collective. Cependant, avec des arguments certains comme son coût d’environ 0,70 euros le litre, le gaz de pétrole liquéfié peut mettre en avant des atouts écologiques de premier plan. Vous pouvez installer un kit GPL sur n’inporte quelles voiture essence

Les promoteurs l’attestent, encore faut-il le prouver et ce n’est qu’avec des tests en conditions réelles de roulage que des résultats pourraient soit mettre tout le monde d’accord ou renforcer les uns et les autres dans leurs certitudes. Ainsi, deux voitures GPL ont fait le teste routier, une répondant à la norme euro 6 et l’autre homologuée euro 5 mais équipée en seconde monte.

Dans un cas comme dans l’autre, il a d’abord été effectué des tests à l’essence puis au GPL. Objectifs, vérifié si le GPL avait une incidence notable sur les émissions polluantes. Pour rappel, la premiere voiture était une Fiat 500L et la seconde une Alfa Roméo MiTo, affichant au moins 66 000 km au compteur. Ce second choix pour des tests encore plus viables car avec la dégradation des dispositifs de post-traitement des gaz d’échappement, les émissions polluantes augmentent.

Des résultats qui confortent les amoureux du gaz

Après la totalité des tests de roulages réalisés, il y a eu nettement moins d’émissions de CO2 lors de l’usage du carburant GPL qu’en mode essence. Une moyenne de 19% pour la Fiat et de 17% pour l’Alfa Romeo. Pour ce qui est du monoxyde de carbone, elles sont de 97% plus basses en GPL qu’en essence pour la Fiat et de 59% pour l’Alfa Roméo.

gpl carburant écologique

Dans le premier cas, il est utile de préciser que la limite  règlementaire est de 1000 mg/km et que les 97% de monoxyde de carbone en moins correspondent à 51,83mg/km environ donc environ 20 fois moins d’émissions. Des chiffres encore plus a l’avantage du GPL pour ce qui est des hydrocarbures imbrûlés. La norme Euro 6 impose 100mg/ km pendant que les deux voitures en ont émis chacune 100 fois moins. Le résultat est le même en ce qui concerne les émissions de particules. Il montre un écart de dix fois en moins que l’essence. Le GPL est aussi meilleur au diesel équipé d’un filtre à particule, que ce soit en poids comme en nombres de particules rejetées. Et ce n’est pas fini ; pour ce qui est des émissions d’oxyde d’azote, un polluant très fort et à l’origine du scandale au diesel, les deux voitures testées ont encore, à ce niveau fournies bien moins que la limite règlementaire de la norme Euro 6 quoi est de 60mg/km. La Fiat a ainsi émise 15,11 mg/km pendant que l’Alfa Romeo s’est arrêté à 39,6mg/km.

Ce sont pourtant des chiffres quelque peu en adéquation avec ceux obtenus à l’essence. Néanmoins, dans les mêmes conditions, le diesel Euro 6 libère entre 200 et 1200 mg/km, de l’avis de l’ADAC outre-Rhin. Comparativement, un véhicule GPL euro 6 est encore au moins 13 fois moins polluant qu’un diesel.

Bilan de tous ces tests

Il est au sortir de tous ces tests, évident que le GPL est le plus propre des carburants ayant en partage le pétrole. Et il l’est de très loin. Il émet au moins 18% de moins de CO2, 97% de moins de CO et dix fois moins de particules que l’essence. Ces données, obtenues après des essais de routes et non en laboratoire, ce qui n’est pas à négliger.

A titre de comparaison, le diesel fait jusqu’à 80 fois pire pour ce qui concerne les oxydes d’azote. Il fait aussi ajouter que le véhicule qui tourne au GPL s’encrasse peu ce qui fait que ses émissions n’augmentent que peu avec le temps. Un diesel, même s’il effectue des trajets courts, par exemple à compter de 20 000 km, va augmenter de façon continue ses émissions polluantes.

Les profits directs pour les véhicules fonctionnant au GPL

Beaucoup se demandent si le passage au GPL n’est pas la mer à boire en matière d’investissement. Sachez que ce n’est pas forcément un investissement lourd quand on compare à un modèle essence classique. Dans un premier temps, le surcout est modéré et dans un second temps, il est très vite amorti eu égard aux économies réalisées sur le carburant.

L’écart entre une voiture GPL et une autre essence n’excède pas à titre d’exemple, 700 euros dans la gamme Dacia. Même si une voiture GPL peut consommer un peu plus qu’un diesel ou une voiture essence, le prix à la pompe en moyenne permet de combler largement ce gap et de faire des économies substantielles. Autre avantage, les opérateurs GPL ont su garder et promouvoir un excellent réseau de ravitaillement malgré la chute vertigineuse de la vente des voitures GPL ces dernières années.

Ainsi, vous disposez de pas moins de 1700 stations en France, disponibles. Elles font du GPL, en termes d’infrastructures, le carburant le plus accessible aux populations. Les voitures GPL offrent pour la plupart la possibilité de fonctionner aussi bien à l’essence qu’au GPL. Cette capacité appelée bicarburation permet alors au propriétaire de ne pas tomber en panne au cas où il serait dans une zone où il n’arrive pas à se ravitailler en GPL. Ajouté à cela la production au minimum de 15% de CO2 en moins qu’un véhicule tournant à l’essence, les véhicules GPL sont classés en Crit’Air 1, un rang qui tient compte de la classification  de la vignette écologique.

Objectifs, rouler sans inquiétude et sans restrictions, même pendant les périodes de pics de pollution. Tous ces avantages mis ensemble montrent à suffisance, l’importance des véhicules GPL aussi bien pour son acquéreur et ses économies, mais aussi et surtout pour la société, eu égard au contexte de lutte contre le réchauffement climatique et l’importance d’œuvrer pour une planète plus verte. Plusieurs marques en France comme Opel, Fiat ou encore Dacia proposent cette solution. D’autres devraient suivre pour renforcer les alternatives et inciter d’avantage de personnes à se laisser tenter.